Généralités :

La varicocèle est une anomalie clinique définie par la présence d’une dilatation tortueuse des veines testiculaires (plexus veineux pampiniforme) au niveau du cordon spermatique.

Une varicocèle est retrouvée chez environ 15 à 20 % de la population générale masculine, 35 % des hommes présentant une infertilité primaire et plus de 70 % des hommes avec une infertilité secondaire.

Les varicocèles sont dans plus de 80 % retrouvées à gauche et sont préférentiellement unilatérales.

Varicocèle et infertilité :

Les mécanismes physiopathologiques permettant d’expliquer l’effet négatif de la varicocèle sur la spermatogénèse et la fertilité masculine sont mal connus mais certains facteurs tels que l’hyperthermie scrotale, l’hypoxémie testiculaire et le stress oxydatif ont été suggérés.

Il a été démontré que la cure de varicocèle permettait d’améliorer de manière significative les paramètres du spermogramme chez les hommes infertiles avec varicocèle clinique et anomalie du spermogramme.

En plus de l’infertilité masculine, une varicocèle peut être associée à d’autres tableaux cliniques tels, un trouble de la croissance testiculaire (hypotrophie ou atrophie), une douleur et un hypogonadisme.

Examens complémentaires :

Le diagnostic de varicocèle est clinique mais l’échographie scrotale avec doppler garde une place indispensable et permet de confirmer le diagnostic, de grader la varicocèle et d’évaluer le volume testiculaire.

Chez l’homme infertile, un spermogramme pré thérapeutique et à distance de la cure de varicocèle sont nécessaires.

Traitement :

Les indications de prise en charge d’une varicocèle sont:

  • infertilité masculine avec varicocèle clinique
  • varicocèle associée à une douleur testiculaire
  • varicocèle avec retentissement sur la croissance testiculaire (chez l’adolescent en particulier)

La prise en charge d’une varicocèle clinique chez l’homme infertile permet d’améliorer les paramètres du spermogramme (concentration, mobilité et morphologie) et donc les taux de grossesses spontanées ou médicalement assistées.

Une conservation de sperme pourra être discutée avant prise en charge d’une varicocèle dans un contexte d’infertilité.

Après confirmation de l’imputabilité de la douleur par la varicocèle, les résultats post opératoires sont satisfaisants avec plus de 70 % de régression complète de la douleur.

Différentes approches ont été proposées pour la prise de la varicocèle. Ces approches sont chirurgicales (ouvertes ou coelioscopiques) et radiogiques interventionnelles (embolisation).

Les techniques recommandées par l’Association Française d’Urologie sont actuellement la chirurgie avec abord sous inguinal (ou sub-inguinal) micro-chirurgical et l’embolisation rétrograde en radiologie interventionnelle.

Les complications les plus fréquentes sont la douleur post opératoire, l’hématome et l’hydrocèle. Enfin, une varicocèle peut récidiver après un traitement.

L’approche micro-chirurgicale sous inguinale, réalisée par le Docteur AKAKPO, est la technique avec les plus faibles taux de complications et de récidive.

Le tableau ci dessous extrait des recommandations française expose les taux de récidive et complications des différentes techniques.