Généralités :

L’infertilité est définie comme une impossibilité à concevoir un enfant durant une période d’au moins un an sans contraception.

On estime qu’environ 15 % des couples présentent une infertilité dont 20 % est d’origine masculine exclusive et 40 % liée aux 2 membres du couple.

La prise en charge de la fertilité du couple est multidisciplinaire (urologues, gynécologues,, radiologues et biologistes). Le Docteur AKAKPO travaille en étroite collaboration avec différents spécialistes experts de la fertilité. La prise en charge du couple est donc facilitée et efficace.

L’infertilité masculine peut être causée par un dysfonctionnement des voies transportant les spermatozoïdes ou par une (des) anomalie(s) non obstructives affectant la production de spermatozoïdes.

Le mode de vie (tabagisme et sédentarité en particulier) peut affecter négativement la qualité du sperme. 

La prise en charge d’un cancer (chirurgie pelvienne ou des organes génitaux, chimiothérapie ou radiothérapie) peut altérer la fertilité masculine.

En complément de l’examen clinique réalisé par l’urologue, différents examens seront prescrits lors de la prise en charge d’un homme infertile.

Analyse du sperme :

Il s’agit d’un examen réalisé au sein d’un laboratoire au cours duquel l’éjaculat collecté (après 2 à 3 jours d’abstinence) est analysé.

Plusieurs paramètres sont analysés : le volume de l’éjaculat, le nombre de spermatozoïdes, la forme des spermatozoïdes et la façon dont ils se déplacent.

Une recherche de bactéries dans le sperme (spermoculture) sera également demandée.

En cas de suspicion d’éjaculation rétrograde, une recherche de spermatozoïdes dans les urines pourra être demandée.

Examens échographiques :

Une échographie scrotale et des voies spermatiques permet d’analyser d’une part les testicules (volume et vascularisation) et l’épididyme ainsi que les structures internes transportant les spermatozoïdes et fabriquant le sperme (vésicules séminales). L’examen est réalisé auprès d’un radiologue à l’aide d’une sonde posée sur le scrotum et l’abdomen éventuellement complétée par voie trans-rectale.

L’échographie peut mettre en évidence des causes participant à l’infertilité telles qu’une dilatation des veines testiculaires (varicocèle) ou une obstruction des voies spermatiques.

Prises de sang :

Si le nombre de spermatozoïdes d’un homme est excessivement bas (oligospermie sévère ou azoospermie), des dosages hormonaux (testostérone, FSH) et tests génétiques pourront être demandés. Les tests génétiques permettront d’analyser le caryotype et rechercher des anomalies telles qu’une micro-délétion du chromosome Y ou un syndrome de Klinefelter (47, XXY).

Enfin, dans le cadre d’une procréation médicalement assistée ou d’une conservation de sperme, des sérologies (VIH, VHB, VHC et syphilis) seront demandées.

Traitement :

La prise en charge d’une infertilité masculine dépendra de la cause retrouvée.

La première étape consistera à repérer et corriger les facteurs de risque d’infertilité, en particulier: le tabagisme, le surpoids et la sédantarité.

En fonction des examens paracliniques, un traitement spécifique pourra être proposé :

  • traitement d’une varicocèle (micro-chirurgie ou radio embolisation)
  • traitement chirurgical d’un obstacle sur les voies spermatiques
  • antibiothérapie en cas de spermoculture positive
  • prélèvement testiculaire ou épididymaire en cas d’azoospermie (absence de spermatozoïdes dans l’éjaculat)