Introduction
La maladie de Lapeyronie est une pathologie urologique caractérisée par le développement d’une fibrose (plaques fibreuses) au sein du tissu érectile du pénis, entraînant une courbure anormale, parfois une douleur ou une difficulté lors des rapports sexuels. Cette affection est souvent sous-estimée mais peut fortement altérer la qualité de vie et la fonction sexuelle.
Le Dr William Akakpo, chirurgien urologue & andrologue, propose une expertise reconnue dans le diagnostic et le traitement personnalisé de cette maladie.
Qu’est ce qu’une maladie de Lapeyronie ?
La maladie de Lapeyronie est une pathologie acquise (apparaissant au cours de la vie) fibro inflammatoire du pénis aboutissant à une déformation en érection.
Elle se caractérise par l’apparition progressive de plaques fibreuses sur les corps caverneux, pouvant entraîner :
- une courbure du pénis lors de l’érection
- une douleur lors de l’érection ou au repos (en phase débutante / inflammatoire)
- une dysfonction érectile associée
- une réduction de la longueur du pénis
- un stress psychologique ou une dépression
- une incapacité à avoir des relations sexuelles
Cette pathologie touche principalement les hommes de plus de 40 ans mais peut survenir à tout âge. On considère qu’elle concerne 5 à 10 % de la population. Cette maladie est souvent taboue et peu évoquée en consultation par les patients.
Une courbure présente depuis le début de la vie active sexuelle, sans plaque palpable, correspond à une courbure congénitale du pénis. La prise en charge des courbures congénitales est uniquement chirurgicale et dépend de la gêne du patient.
Il est recommandé de consulter un urologue en cas de douleur du pénis en érection ou d’apparition d’une déformation du pénis en érection.
Quelles sont les causes et facteurs de risque de la maladie de Lapeyronie ?
La physiopathologie de la maladie de Lapeyronie est mal connue et probablement multi-factorielle.
La maladie de Lapeyronie serait en effet la conséquence de nombreux micro-traumatismes du pénis. Il est classique que le patient ne se souviennent pas du traumatisme à l’origine de la maladie puisque celle-ci ne se développe pas directement après celui-ci.
Les autres situations plus fréquemment associées à une maladie de Lapeyronie sont :
- antécédent de fracture ou traumatisme du pénis
- micro traumatismes répétés du corps caverneux
- antécédent de prostatectomie et chirurgie pelvienne (ouverte ou endoscopique)
- maladie de Ledderhose
- diabète
- hypertension artérielle
- dyslipidémie
- cardiopathie ischémique
- antécédent familial de maladie de Lapeyronie (prédisposition génétique)
- tabagisme actif
- éthylisme chronique
Il existe une part héréditaire à cette maladie et la présence d’une maladie de Dupuytren (rétraction progressive du tissu fibreux situé dans la paume de la main à l’origine d’une flexion des doigts) est un facteur de risque d’apparition de maladie de Lapeyronie.
Lors d’une érection, les 2 cylindres à l’intérieur du pénis (corps caverneux) se gorgent de sang et leur croissance du fait de l’élasticité de sa paroi (albuginée).
Lorsqu’un traumatisme survient, l’architecture de l’albuginée est désorganisée et la cicatrisation aboutit à une fibrose empêchant l’expansion des fibres élastiques de l’albuginée. Ce processus provoque les symptômes répertoriés ci-dessus (courbure et déformation en particulier).

Quels sont les signes (symptômes) fréquents de la maladie de Laperyonie ?
Les symptômes classiques d’une maladie de Lapeyronie sont :
- courbure anormale du pénis
- douleurs à l’érection
- tension ou plaques palpables sur le pénis
- difficultés lors de rapports sexuels
- perte de confiance en soi liée à la sexualité.
La maladie de Lapeyronie évolue en 2 phases avec des symtômes spécifiques selon la phase.
La première phase, aiguë ou inflammatoire, est caractérisée par la présence d’une douleur du pénis au repos ou en érection puis à l’apparition progressive d’une déformation du pénis en érection.
Cette première phase est inconstante (présente chez environ 50 % des patients) et dure classiquement 6 mois.
La seconde phase, chronique, est caractérisée par la régression (ou absence) de la douleur et la stabilisation de la déformation avec apparition d’une plaque palpable.
Des rares cas (environ 10 %) d’amélioration spontanée sont possibles.
Certaines formes atypiques sont caractérisées par des récidives douloureuses au cours de l’évolution même après les classiques 6 mois de la phase aiguë.
La maladie de Lapeyronie peut être associée à une dysfonction érectile qui peut être soit la conséquence directe de la maladie ou alors liée aux comorbidités du patient (âge, tabac, diabète…).
Comment confirmer le diagnostic de maladie de Lapeyronie ?
Le diagnostic de maladie de Lapeyronie est clinique auprès d’un urologue – andrologue spécialisé. Des photographies du pénis en érection seront nécessaires afin d’évaluer la déformation et mesurer l’angle d’une éventuelle courbure.
Des examens complémentaires sont parfois demandés dans le cadre du bilan (échographie pénienne ou IRM).
Un diagnostic précoce permet de proposer une prise en charge adaptée et d’éviter l’aggravation des symptômes.
Quels sont les traitements possibles de la maladie de Lapeyronie ?
Le traitement dépend du stade, de la sévérité et de l’impact sur la sexualité.
Il est raisonnable de ne pas traiter une courbure du pénis stabilisée qui permet d’avoir des rapports sexuels satisfaisants pour le patient et la (le) partenaire.
Au cours de la phase aiguë, les ondes de choc peuvent être indiquées en plus des antalgiques classiques ou anti-inflammatoires en cas de douleur mal contrôlée.
Au cours de la phase stabilisée, des injections intra plaques peuvent être proposées associées à une rééducation à l’aide d’un vacuum ou d’un extenseur de pénis. L’efficacité des injections intra plaques est limitée.
Le XIAPEX (collagénase) était le seul traitement médical avec une autorisation à la mise sur le marché (AMM) et une efficacité prouvée scientifiquement mais il n’est plus disponible dans la plupart des pays européens.
L’arsenal thérapeutique médical est limité depuis le retrait en Europe de la collagénase (Xiapex) mais le Docteur AKAKPO pourra vous proposer l’ensemble des traitements innovants conservateurs, parfois dans le cadre de protocole de recherche.
Le PRP est actuellement le traitement innovant le plus prometteur. Il s’agit d’injections réalisées après prise de sang qui sera ensuite centrifugé. Le chirurgien récupère la partie de ce sang riche en plaquettes. Cette fraction est injectée au niveau de la plaque afin de créer une réaction régénératrice. Les injections de PRP sont associées à une rééducation mécanique à l’aide d’un vacuum ou d’un extenseur. Le schéma thérapeutique initial est d’une injection de PRP toutes les 2 semaines durant 6 à 8 semaines. Le patient réalisera ensuite à domicile une auto rééducation avec un vacuum ou un extenseur pénien de manière quotidienne (durant 30 minutes au minimum).
En phase initiale de la maladie de Lapeyronie, les ondes de choc et les injections d’acide hyaluronique (Perovial) pourront se discuter en fonction de l’évaluation.
Lorsque la courbure est sévère ou que les symptômes impactent significativement la vie sexuelle, une prise en charge chirurgicale adaptée est proposée soit par plicature soit par incision patch qui sont les 2 techniques classiquement proposées. La mise en place concomitante d’un implant pénien est possible chez le patient avec une dysfonction érectile et une maladie de Lapeyronie avec une courbure gênante.
Fort de son expertise en andrologie et chirurgie reconstructrice, le Dr Akakpo réalise les interventions les mieux adaptées à chaque cas.
Pourquoi consulter un spécialiste ?
La prise en charge de la maladie de La Peyronie doit être personnalisée et spécialisée.
Le Docteur AKAKPO est spécialisé en chirurgie de la reconstruction des organes génitaux avec une expertise reconnue dans la maladie de Lapeyronie et vous conseillera de manière personnalisée pour votre prise en charge.
En conclusion :
La maladie de Laperyonie mérite une évaluation médicale spécialisée. Le Dr William Akakpo vous accompagne du diagnostic à la prise en charge la plus adaptée, grâce à une expertise pointue en andrologie et urologie.